La chapelle Notre Dame de Rocamadour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’extrémité du sillon (cordon naturel de galets qui protège le port) s’élève une chapelle dédiée à Notre Dame de Rocamadour. Construite en pierre jaune de Logonna, la chapelle actuelle a été édifiée de 1610 à 1683.

D’autres chapelles l’ont précédée comme en témoignent l’inscription que l’on peut lire sur la pierre en granit noir encastrée dans le mur à gauche de l’entrée : “L’an 1527 fut fondée la Chapelle Nre Dae Roc”, et divers documents qui attestent de la présence d’une chapelle en 1183 et en 1373.

Avec la Tour Vauban, la chapelle N.D. de Rocamadour est une image emblématique du port de Camaret, et les marins, qu’ils soient pêcheurs ou plaisanciers, aiment voir se profiler ces silhouettes familières sur le sillon quand ils rentrent dans la baie du Corréjou.

Chaque année, le premier dimanche de septembre, se déroule le Pardon de Notre Dame de Rocamadour. Cette fête en l’honneur du monde maritime rassemble les camarétois, très attachés à leur chapelle, pour honorer la mémoire des marins péris en mer.

Les bateaux présents dans le port arborent, lors de cette cérémonie, leur “grand pavois” pour escorter le canot de sauvetage, à bord duquel les autorités religieuses, civiles et militaires prennent place, afin d’aller dans la baie déposer une couronne de fleurs à la mémoire des marins disparus.

Très vénérée par les marins, cette chapelle a sa légende : Son clocher, décapité, selon la tradition, par un boulet lors de la bataille de Trez Rouz en 1694, n’a jamais été reconstruit en souvenir de ce grand jour car la légende raconte que “Notre Dame de Rocamadour renvoya le boulet sur le vaisseau coupable, qui coula !”

 

L'église Saint Rémi

Plusieurs édifices ont précédé celui-ci. Le plus ancien est mentionné au XVIIe siècle, le deuxième bâti à ses côtés entre 1738 et 1742. Mais après la Première Guerre mondiale, l'église se révèle trop exiguë et menace ruine. Le recteur, Joseph Bossennec, rêve de construire un nouvel édifice. En 1928, il obtient l'accord de l'évêque, réunit les fonds auprès des paroissiens et des vacanciers sollicités dans leurs hôtels durant l'été. Des quêtes sont organisées dans le diocèse. Enfin, l'église est consacrée le 18 août 1931 par l'évêque Mgr Duparc et Joseph Bossennec nommé chanoine honoraire de la cathédrale de Quimper. L'édifice, conçu par un architecte de Brest, est de dimensions ambitieuses et est doté d'une avant-nef avec tribune.

 

 

 

La chapelle Saint Julien

 

 

Cette chapelle traduit, par son clocher rectangulaire et son portail aux pilastres sommairement cannelés, l'introduction du style classique dans l'architecture du XVIIe siècle. Pendant la Révolution, jusqu'au 6 février 1792, la chapelle sert de refuge aux prêtres réfractaires. Dégradée en corps de garde, elle perd sa cloche le 10 février 1793 et doit attendre 1805 pour être rouverte. Dépendant à l'origine de la paroisse de Crozon, elle est finalement rattachée à celle de Camaret-sur-Mer en 1909.

 

 © Mairie Camaret-sur-Mer 2006  Imprimer la page